Mbatshi Batshia
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Dans le cadre des festivités marquant le jubilé d’or de la République Démocratique du Congo,

Le Gouverneur de Province, Simon Floribert Mbatshi Batshia exhorte la population du Bas-Congo à cultiver l’amour de la patrie et l’amour du prochain.

° Il a réaffirmé sa détermination de continuer à servir la population du Bas-Congo avec la même volonté et la même ardeur pour honorer ainsi les engagements qu’il a pris solennellement pris devant l’Assemblée Provinciale.

A l’instar de toutes les provinces de la République Démocratique du Congo, le Bas-Congo n’est pas restée indifférente à l’organisation des festivités marquant l’accession du pays à la souveraineté nationale et internationale. Le gouvernement provincial a pris la mesure de l’importance de cette journée solennelle pour organiser différentes manifestations festives en vue de donner un éclat particulier à cette date marquant la fin du joug colonial belge, vieux de 80 ans.

A cet effet, d’imposants défilés de toutes les forces vives ont eu lieu à travers les territoires, districts et villes du Bas-Congo ce, dans une ambiance de joie et de sérénité. A Matadi, chef-lieu de la Province du Bas-Congo, le défilé s’est déroulé devant le Camp Militaire Redjaf dans la Commune de Matadi en présence du Gouverneur de la Province du Bas-Congo, Simon Floribert Mbatshi Batshia entouré respectivement du Président de l’Assemblée Provinciale, Léonard Nsimba Nzungila, du Vice-Gouverneur du Bas-Congo, Deo Nkusu Kunzi Bikawa, de deux Députés Nationaux, élus de Matadi, des Députés Provinciaux, des Ministres Provinciaux ainsi que des autorités des Fardc et de la Police Nationale Congolaise sans oublier des représentants et chefs d’entreprises étatiques, privées et paraétatiques. A la tribune, on y a également noté la présence du Vice-Gouverneur de la Province angolaise de Cabinda, du Ministre honoraire de l’Industrie, Simon Mboso Kiamputu et des Consuls de l’Angola, du Liberia et de la Côte d’Ivoire. Ce défilé monstre a pris plus de 5 heures. Des calicots expressifs et éloquents ont été arborés avec comme mot-clé le Cinquantenaire de la République Démocratique du Congo.

Le tout avait démarré par l’hymne national exécuté par la fanfare de la Police Nationale Congolaise dotée d’un nouvel équipement de musique acheté sur fonds propres du gouvernement provincial. S’en est suivie la prière d’exhortation. C’est alors que le Gouverneur de Province, Simon Floribert Mbatshi Batshia prendra la parole pour s’adresser à la population du Bas-Congo représentée par celle de la ville portuaire de Matadi venue nombreuse assister et participer à ce défilé monstre. Il a rendu des hommages les plus déférents au Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, qui a voulu donner à ce cinquantenaire un faste particulier. C’est ce qui a justifié la création du Commissariat Général du Cinquantenaire qui a déployé et qui continue à déployer d’intenses activités et variées à travers tout le pays dont le point fort a été en ce qui concerne le Bas-Congo la conférence tenue à Matadi le 17 juin 2010.

De la détérioration de la situation économique, agricole, sociale et politique due aux incuries et antivaleurs.

Il a rappelé à ses compatriotes l’impérieux devoir de chacun et de tous de s’interroger sur le chemin parcouru et sur le bilan de ces cinquante années d’indépendance afin de pouvoir repartir du bon pied. Plus précisément la question qu’il fallait dans le cadre de ce jubilé d’or est de savoir si l’on avait respecté le serment fait il y a exactement 50 ans, celui de bâtir un pays plus beau qu’avant. On peut affirmer, a fait Simon Mbatshi Batshia, que la réponse à cette question est carrément négative. Le bilan fait par les autorités congolaises ainsi que par la presse aussi, des rapports des institutions internationales et des centres de recherche tant nationaux qu’étrangers le reconnaissent. La situation économique, par conséquent, les conditions de vie du peuple n’ont fait que se détériorer depuis 50 ans. A titre illustratif, il a été mentionné quelques faits. Il y a 50 ans, l’état du réseau routier était tel que l’on pouvait aller de la pointe de Banana au Bas-Congo à Kasumbalesa dans le Katanga ou à Zongo dans l’Equateur ou à Aru dans la Province Orientale à bord d’une petite voiture. Ce n’est plus le cas aujourd’hui parce que ces trajets sont difficilement envisageables même avec les véhicules tout terrain les plus robustes. Il y a 50 ans, le voyage par chemin de fer Léopoldville-Matadi, Port-Francqui (Ilebo)-Lubumbashi faisait partie des circuits recommandés aux touristes étrangers. Aujourd’hui, les marcheurs téméraires peuvent parfois arriver à destination avant le train. Il y a encore 50 ans, l’agriculture congolaise était la plus prospère d’Afrique. Le pays était le plus grand exportateur de certains produits principaux comme le café, le cacao, l’huile de palme ou le caoutchouc, ce, avec une recherche agronomique à point et de réputation internationale. Malheureusement, notre pays, a souligné le Gouverneur du Bas-Congo, a été pratiquement rayé de la liste des pays exportateurs des produits agricoles en dépit de son potentiel agricole qui le place en 2ème position comme réserve mondiale en terres arables mécanisables après le Brésil. Tandis que sa recherche agronomique n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Quant à l’industrie manufacturière congolaise, elle était la première de l’Afrique subsaharienne. Elle a perdu sa place au profit des produits importés similaires. Il y a 50 ans, un courrier envoyé de n’importe coin de la République était certain d’arriver à n’importe quel point de destination. Aujourd’hui, il faut recourir à des agences hors de portée du commun des mortels pour pouvoir bénéficier du même service. Il y a 50 ans, la couverture sanitaire arrivait jusque dans des villages les plus reculés du pays. Le système des soins de santé était le meilleur du continent. Il y a 50 ans, n’importe quel parent pouvait assurer la scolarisation de sa progéniture jusqu’au niveau secondaire avec le seul revenu de son travail agricole, l’Etat prenant le relais au niveau universitaire avec des bourses d’études accessibles à tous. En ces jours, la scolarisation des enfants relève du chemin de la croix pour la plupart des parents y compris les enseignants eux-mêmes. Tandis que la bourse d’études fait partie de l’exception dont ne peuvent que quelques privilégiés.

Cette détérioration générale de la situation économique et sociale de la République Démocratique du Congo, a justifié Simon Floribert Mbatshi Batshia, est imputable en très grande partie à l’incurie de l’homme politique congolais, toutes générations confondues. Cette incurie a pris la forme de nombreux maux. Il a pris 5 cas qui paraissent les plus significatifs. Il s’agit de la dictature, source de nombreuses frustrations politiques qui ont été à la base de certaines guerres et rébellions qui, à leur tour, ont détruit les infrastructures économiques des zones concernées sans compter les dégâts à l’environnement et surtout à l’homme moteur de ce développement. Ensuite, la gabegie financière et le détournement des deniers publics qui ont rendu l’Etat exsangue. Donc, totalement incapable de faire face à ses obligations les plus élémentaires. Egalement, le mauvais choix économique en particulier la zaïrianisation de triste mémoire qui ont totalement sapé la base de l’économie congolaise. Dans le même lot, il faut épingler le clientélisme politique, le népotisme et le tribalisme qui ont littéralement livré des postes de hautes responsabilités à des mains inexpertes mettant les structures politiques, économiques et sociales concernées dans l’incapacité totale de réaliser les objectifs leur assignés. Et enfin, l’hypercentralisation du pays qui a fait que les décisions vitales pour les décisions de l’arrière-pays étaient prises par des personnes trop éloignées des réalités du terrain. Et, le Gouverneur du Bas-Congo de conclure : « Ainsi donc, si aucune action résolue ne vient éradiquer ces maux, les mêmes causes produisant les mêmes effets, et, par conséquent, les 50 prochaines années seront à l’image de celles que nous venons de vivre à savoir : détérioration des activités économiques du pays et aggravation des conditions des vies de nos populations » Il y a tout de même des espoirs permis. Car, ajoutera-t-il, quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finit toujours par poindre. Pour la République Démocratique du Congo, ce jour est arrivé avec le processus démocratique voulu et soutenu contre vents et marrées par le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange dont la ténacité et le courage ont eu raison de tous les obstacles qui se sont dressés sur le chemin de la démocratisation du pays. Cette démonstration a eu deux temps forts qui ont paru comme les plus importants au regard de cet exposé du jour. Il s’agit notamment de l’adoption de la Constitution de la République Démocratique du Congo en juin 2006. Cette Constitution consacre la très large décentralisation du pays rapprochant ainsi les décideurs des administrés et d’autre part confie la gestion de toutes les entités décentralisées à des élus. Et, également, les élections générales de fin 2006 début 2007 ont permis aux congolais de se choisir librement leur Président ainsi que leurs représentants aux niveaux tant national que provincial. Désormais, a précisé le Gouverneur Mbatshi Batshia, ne peut exercer le pouvoir à certains niveaux que celui qui a reçu mandat directement du peuple souverain primaire. Tout détenteur du pouvoir est donc obligé de travailler conformément pour l’intérêt du souverain primaire de qui il détient son mandat si , bien entendu, il peut avoir la chance d’être reconduit à ces fonctions. Ce sont là les deux avancées significatives du processus démocratique qui permettent e penser et de croire que le jour s’est enfin levé sur la longue nuit dans laquelle notre pays était plongé et que, tout, désormais, est en marche pour un avenir meilleur. C’est dans ce cadre qu’il a cité les 5 chantiers du quinquennat du Président de la République. Les 5 chantiers dont le volet le plus visible n’est autre que la reconstruction et la modernisation des infrastructures de communication en vue de rattraper le temps perdu et préparer la relance à grande échelle.

Des efforts à impact visible consentis par le gouvernement provincial malgré les maigres moyens financiers

En dépit de maigres ressources financières locales, le gouvernement provincial ne ménage aucun effort pour relayer les efforts du gouvernement central en réalisant plusieurs actions dans le cadre de 5 chantiers de la République, a dit en substance Simon Floribert Mbatshi Batshia Il s’est refusé de faire le bilan si ce n’est qu’il a présenté quelques réalisations du gouvernement provincial dans les domaines des infrastructures, de l’éducation, de la santé, de l’eau et de l’électricité qui constituent, somme toute, les 5 chantiers de la République.

Dans le domaine des infrastructures, le gouvernement provincial a réhabilité 1.23O km des routes dont 6OO km des routes de desserte agricole et 63O km des routes provinciales et ce, dans tous les territoires. Certaines routes principales sont en pleinement construction tandis que d’autres ont été complètement dans la Province. C’est le cas notamment de la route asphaltée Nsona-Nkulu à Mbanza-Ngungu, la route Kinzau-Vuete-Seke-Banza dans le Territoire de Seke-Banza dans le District du Bas-Fleuve, la route ceinture en pleine construction, la route de Kinkanda, de Bwima et de l’Avenue Sonas dans la Ville de Matadi et la route Laurent-Désiré Kabila dans la Ville de Boma etc… Entre-temps, le gouvernement provincial a posé plus de 29 ponts et plusieurs dalots de par les territoires. D’autres actions non des moindres ont été réalisées dans le cadre de l’assainissement urbain et autres milieux ruraux.

Dans le domaine de l’éducation, le gouvernement provincial s’implique jour et nuit pour l’amélioration des conditions d’accès à l’éducation et de la qualité de l’enseignement. Il vient, à cet effet, de construire dans chaque territoire une école moderne et un bâtiment facultaire pour l’Université Kongo à Mbanza-Ngungu dont la cérémonie d’inauguration interviendra dans les tout prochains jours. Avec le Fonds Social de la République, la Province du Bas-Congo a financé rien que pour l’année 2009 les 10 % exigés à la communauté de base pour la réhabilitation de 27 écoles à travers le Bas-Congo. Le même gouvernement a pris soin de doter certaines écoles en bancs pupitres, en kits complets des ordinateurs et des manuels scolaires pour une meilleure scolarisation des enfants. Les Inspecteurs de l’Enseignement Primaire et Secondaire ont été dotés des motos afin de leur faciliter la mobilité et de les rendre, par conséquent, plus efficaces.

En ce qui concerne le domaine de la santé, le gouvernement a mis en place une politique sanitaire visant à prévenir les cas pathologiques et améliorer sensiblement les conditions d’administration des soins de santé. A cet effet, on peut retenir quelques actions menées notamment la construction dans chaque territoire d’un centre de santé moderne, l’achat des équipements médico-sanitaires pour 84 formations médicales et hôpitaux généraux de référence de la Province pour une valeur 2.600.000 $. L’achat de 14 ambulances pour les hôpitaux généraux de référence tels que Boma, Kasangulu, Matadi, Seke-Banza, Sona-Bata, Nsona-Nkulu, Kwimba, Luozi etc. La construction de 5 morgues à Kasangulu, Kimpese, Muanda, Lukula … la dotation des groupes électrogènes dans quelques hôpitaux, la réhabilitation complète des hôpitaux généraux de référence de Masa à Kasangulu et de Kimvula dans le District de la Lukaya, la construction d’un hangar pour l’hôpital général de référence de Nsona-Nkulu à Mbanza-Ngungu dans le District des Cataractes et la construction des allées principales à l’hôpital St Luc de Kisantu …

Dans le domaine de l’énergie, le gouvernement provincial n’a cesse de déployer des efforts pour faciliter l’accès de la population en eau potable et en électricité. C’est dans cette logique qu’il faut situer la concrétisation de nombreux projets d’adduction d’eau potable dans les territoires et villes de la Province du Bas-Congo. Il en est de même de la Société Nationale d’Electricité (Snel) qui a bénéficié d’un appui remarquable de la Province pour l’électrification du Territoire de Tshela au Bas-Fleuve avec un montant évalué à 1.600.000 $ et de la Cité de Mangala, de Kwakwa et sans oublier la Cité de Luozi qui vient de connaître depuis son existence l’implantation de l’éclairage public avec l’électrification de ce chef-lieu de 10 (dix) Secteurs.

Le Gouverneur de la Province du Bas-Congo, Simon Floribert Mbatshi Batshia, a rassuré sa population que le gouvernement provincial n’entend pas ménager les efforts pour continuer à travailler durement afin d’améliorer le vécu quotidien de la population du Bas-Congo, ce, conformément à son programme d’actions. Quant en ce qui le concerne, a-t-il insisté, il tient à réaffirmer sa détermination de continuer de servir la population avec la même volonté et la même ardeur pour honorer les engagements qu’il a faits et pris solennellement. Pour que le Bas-Congo soit demain réellement meilleur, hier et aujourd’hui, il a exhorté ses administrés à cultiver l’amour de la patrie, l’amour du prochain, deux valeurs cardinales pour un projet sociétal harmonieux.

LUZOLO N’ZEKA

DANS SON DISCOURS DU 30 JUIN 2010, LE GOUVERNEUR EN APPELLE AUSSI A L'AMOUR DU PROCHAIN
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