LE BAS-CONGO NE DOIT PAS SOUFFRIR DE LA CRISE ALIMENTAIRE : POUR QUELLES RAISONS ?
S’il en était ainsi, les populations rurales ne s’engouffreraient pas dans une pauvreté qui ne dit pas son nom. La clé de réussite n’est pas sous paillasson. Seule la volonté des instances supérieures l’a prise en otage. La haute potentialité agricole de la République Démocratique du Congo n’attend qu’une véritable politique réaliste, pragmatique et réalisable. Si toutes les provinces du pays conjuguées les me^mes efforts à l’exemple du Bas-Congo, le développement se fera sentir également de manière déterminante par le biais de l’agriculture.
Le Bas-Congo étant baigné par les eaux du fleuve Congo et mouillée par des rivières avec un sol riche a des potentialités agro-pastorales et halieutiques insuffisamment exploitées. Des poissons meurent de vieillesse. Des produits agricoles pourrissent. Des visiteurs étrangers se moquent du peuple congolais à qui Dieu a gracieusement donné un sol riche en cultures vivrières, maraîchères et pérennes. Cette population continue à lécher des babines parce que n’ayant rien à mettre sous la dent .
Des terres cultivables et de vastes étendues exploitables abandonnées à la merci de la nature sauvage pendant que d’autres pays s’imposent des sacrifices de toutes sortes avec l’utilisation de toutes avec l’utilisation de toutes les variétés d’engrais chimiques pour rentabiliser leur agriculture.
DES TRACTEURS AGRICOLES SUR DE BONNES INFRASTRUCTURES ROUTIERES
Il y a lieu de rappeler que le Gouverneur du Bas-Congo, Simon-Floribert Mbatshi Batshia avait remercié le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange pour avoir mis à la disposition de cette partie du Sud-Ouest de la République Démocratique du Congo un lot de 65 tracteurs agricoles pour la modernisation de l’agriculture. Il dira :’’ En effet, l’histoire économique nous apprend que, en dehors de quelques rares cas qui constituent les exceptions à la règle, le développement économique des nations commence toujours par l’agriculture dont les excédents sont investis dans l’agro-industrie et, plus tard, dans l’industrie manufacturière qui, elle-même, débouche sur le service des services. Or, sans de bonnes routes, la production agricole ne peut être évacuée vers les lieux de consommation ou d’exportation. Ainsi, la route, à l’instar de toute infrastructure de communication, n’est utile que si elle sert de soutien à l’activité humaine en général et à l’activité économique en particulier.
Simon-Floribert Mbatshi Batshia de poursuivre :’’ Contrairement aux nombreuses et malheureuses expériences du passé, le lot de tracteurs agricoles remis à la Province du Bas-Congo ne serviront pas de décorum à planer dans les arriéres-courts des villas urbaines, de même qu’ils ne termineront une carrière express sous la forme de ferrailles abandonnées dans des champs ou leurs acquéreurs n’auront mis les pieds que pour les présenter comme trophées de guerre à de futurs électeurs.
Augmenter la production, inonder le marché intérieur en produits agricoles, faire baisser les prix des produits agricoles, exporter les éventuels excédents et accroître les revenus des populations rurales, tel est l’objectif que s’est assigné le gouvernement provincial. Les routes de desserte agricole sont entrain d’être réhabilitées en vue de faciliter l’évacuation des produits agricoles. Cet effort se fait ressentir avec les financements du gouvernement provincial.
De manière générale, l’agriculture en République Démocratique du Congo, 49 ans après l’accession à l’indépendance ne parvient pas à nourrir sa population bien que vivant dans un pays aux immenses potentialités agricoles. Tout est presque importé. Alors qu’avant l’indépendance, le secteur agricole intervenait pour au moins 43 % des recettes d’exportation. Ce n’est pas le cas actuellement. Le Congo-Belge, rappelle-t-on, était le 2ème producteur mondial de l’huile de palme après le Nigéria. De quoi seront faits les 50 d’indépendance de la RDCongo ? Tant que le joli slogan selon lequel l’agriculture est la priorité ne sera accompagné pas de la volonté politique, rien ne changera.
Le gouvernement provincial continue à exprimer cette volonté politique de gagner le pari de la lutte contre le déficit alimentaire. Les populations paysannes n’ont pas d’autres sources de vie que la terre. C’est comme cela, elles utilisent leurs muscles pour dominer de grandes étendues arables. Ces espaces cultivables du Bas-Congo où tout pousse à chaque saison sont mis à contribution pour réussir le pari qui dit que l’agriculture est la priorité des priorités par excellence. Dans un des compte-rendus du Conseil des Ministres sous la présidence de Simon-Floribert Mbatshi Batshia, il a été demandé à tous les membres du gouvernement provincial de disposer chacun un lopin de terre pour l’exploitation agricole. L’épouse de l’Autorité de Province avait conduit dernièrement la Ministre Provinciale de l’Agriculture, Marie-Ludovic Manoka Nzuzi dans ses champs situés à l’Inera/Gimbi dans le secteur de la Lufu sur l’axe routier Nsanda-Kinzau-Vuete, Territoire de Seke-Banza, District du Bas-Fleuve.
LUZOLO N’ZEKA.-






